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     Algérie: violence contre les femmes

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    AuteurMessage
    Sekoura
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    MessageSujet: Algérie: violence contre les femmes   Sam 28 Nov - 18:19

    L’analyse de Faïka Medjahed. Docteur responsable du service santé femmes à l’Institut national de santé publique


    Où en sommes-nous de l’élimination de la violence à l’égard des femmes en Algérie ?


    La violence à l’encontre des femmes (physiques, psychologiques, conjugales, homicides, harcèlement, agressions sexuelles, viols, etc.)a été enfin rendue visible grâce au travail inédit d’associations féministes, d’institutions et d’organisations qui, ensemble, ont appréhendé ces violences et ont révélé leur ampleur en Algérie.

    La réalisation de la première enquête algérienne transdisciplinaire et transinstitutionnelle menée en 2002 par l’Institut national de santé publique (INSP) sur les violences à l’encontre des femmes (rendu public le 25 novembre en 2005) a permis une prise de conscience sur la gravité des conséquences de ces violences sur la santé des femmes, des enfants, mais aussi sur les hommes. Cette étude qui a touché 9033 femmes victimes, qui se sont rendues dans les services de santé, les commissariats de police, les cours et tribunaux ou les centres d’écoute et d’accueil dans les 48 wilayas, indique que les femmes sont ciblées à tous les âges de leur vie, de 1 à 93 ans:

    • Les femmes mariées représentent environ la moitié des victimes (49%).
    • Plus du tiers desLes célibataires (36%) dont 1.5% qui sont mères.
    • Les femmes veuves ou divorcées représentent près de 15%.
    L’instruction de la femme ne la prémunit pas contre les violences;le travail à l’extérieur ou à l’intérieur non plus.

    • Le domicile est le lieu privilégié de toutes les violences. Plus de 50% des agressions déclarées sont survenues à domicile.
    • Les agressions sexuelles sont le plus souvent signalées dans les lieux publics.
    • Les agressions psychologiques et les harcèlements sont signalés sur les lieux de travail ou d’étude.
    Le mari est le premier agresseur, suivi d’un membre de la famille et les descendants. Les personnes ayant une
    autorité morale représentent 9,3% des cas.

    Trois types de violences ont été individualisés :

    • les agressions physiques – majoritaires, ellesreprésentent plus des trois quarts des agressions signalées (77%).
    • Les agressions psychologiques ne sont jamais signalées seules maisassociées aux agressions physiques ou sexuelles.
    • Les agressions sexuelles représentent 10% des violences subies.
    Les victimes qui sollicitent les structures de la justice et de la police sont des femmes âgées de 55 ans et plus, veuves ou divorcées qui demandent la protection de l’Etat.

    Les victimes qui sollicitent les centres d’écoute et d’accueil sont des femmes célibataires relativement jeunes.
    Les victimes qui sollicitent les structures de santé sont des femmes moyennement jeunes et mariées.

    Les recommandations de cette étude insistaient sur l’urgence pour tous les intervenants sur le terrain en
    charge des femmes victimes de violences de s’informer et se former à la prise en charge des femmes victimes de violences, rendre visibles ces violences, de ne plus les banaliser et surtout de ne leur trouver aucune excuse, offrir aux victimes et aux auteurs de violences un lieu d’écoute et de parole, collecter les statistiques pour connaître les différentes formes de violence, l’ampleur et les moyens de les prévenir, éduquer et sensibiliser les hommes et les enfants à bannir la violence ciblant les femmes, et les femmes à refuser d’être violentées,
    mener des études et recherches sur ce problème particulier, favoriser la collaboration entre les différents services, institutions et ONG nationales et internationales.

    Aujourd’hui, quatre ans après la diffusion des résultats de cette étude, on se rend bien compte qu’il est urgent de multiplier les études et les recherches non plus sur les violences à l’encontre des femmes, mais sur les causes fondamentales de ces agressions, à savoir celles qui sont liées au pouvoir, aux privilèges et au contrôle du corps des femmes par les hommes.
    C’est en interrogeant les causes et les origines des violences ciblant les femmes que nous dénouerons les conséquences directes sur la manière de prévenir ce fléau mondial afin d’accueillir, aider et accompagner les
    femmes victimes de violences, mais aussi les auteurs de ces agressions.

    Tout comme la définition même de la masculinité dans son rapport à la féminité, qui doit être toute entière ré-interrogée, pour faire changer nos représentations de la féminité et de la masculinité pour que le rapport à l’Autre soit un échange égalitaire et non plus un rapport de force qui implique toujours un rapport de violence.

    S’il est vrai que depuis quelque temps le problème des violences à l’encontre des femmes en Algérie est plus aisé à aborder, que des formations sont élaborées, des séminaires et rencontres scientifiques, des débats à la télévision et à la radio sont organisés pour dénoncer les violences ciblant les femmes, des amendements de lois ont été introduits, qu’il existe même un ministère chargé de la Condition féminine, chargé de fournir les
    moyens aux différents intervenants sur le terrain pour faire face à ce fléau, en revanche, les moyens dont disposent les pouvoirs publics et les associations de femmes pour lutter contre ces diverses formes de violence ne sont pas à la hauteur de la gravité de la situation et l’aide aux victimes présente de graves lacunes.


    D'après El watan du 20/11/09


    Dernière édition par Sekoura le Mer 2 Déc - 23:08, édité 2 fois
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    MessageSujet: Re: Algérie: violence contre les femmes   Lun 30 Nov - 9:43

    les moyens mis en oeuvre en Algérie restent insuffisants pour mettre un terme

    à ce fléau qui prend de l'ampleur et devient incontrôlable

    la peur les coutumes l'analphabetisme le regard de l'homme
    les esprits rétrogrades etranglent la femme ,elle subit en silence..


    son silence nourrit et encourage cette violence
    et contribue pour beaucoup à sa hausse

    les chiffres en temoignent et le nombre vertigineux de femmes violentées
    démontre que le chemin est encore long pour mettre fin à cette tyrannie
    selon les statistiques 80 pour cent des femmes battues sont
    sans profession ou analphabètes
    mais les statistiques ne représentent pas le nombre exact des victimes
    car il est difficile de recenser tous les cas s'il n'y'a pas dénonciation


    grâce à des associations un centre d'ecoute psychologique a été crée
    quelques femmes victimes sortent de leur torpeur commencent à en parler denoncer
    et même ester en justice...mais cela reste insuffisant

    la violence sous toutes ses formes sévit en Algerie
    Femmes battues,violées ;harcelées ,...
    l'auteur peut être le mari,frère,enfant ou un etranger
    lorsque la violence est subie dans le milieu familial elle est souvent etouffée
    et la victime ne peut faire valoir ses droits ni en parler ...
    c'est toute une mentalité à changer.....
    de plus dégradation des moeurs et absence de repère entretiennent cette violence

    ce qui est malheureux c'est que dans le cadre familial
    des enfants peuvent être témoins de cette violence
    ce qui engendre des conséquences irréversibles
    troubles du comportement et un risque
    d'avoir a leur tour un comportemnt violent
    on tourne dans un cercle vicieux...
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    Sekoura
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    MessageSujet: Re: Algérie: violence contre les femmes   Mer 2 Déc - 23:00

    Merci Jasmin pour ta contribution.

    Les femmes analphabètes osent peut être moins parler ou agir contre cette violence, mais les constats faits à partir des situations des femmes battues en Europe, montrent que les femmes instruites ne sont pas moins maltraitées que les autres. C'est même parfois la cause de leur silence, car elles culpabilisent pour ce qui leur arrive.
    Là ou il faut agir je pense c'est en amont, en prévention, en éduquant les petits garçons et les petites filles, les uns sur le respect des femmes et les autres sur le respect de leur droits.

    Dans des sociétés ou l'on trouve encore normal de dire que les hommes sont supérieurs aux femmes, ou l'on ne peut toujours pas accepter l'idée qu'une femme puisse vivre seule et s'assumer en tant qu'individu à part entière, ce mépris ancré dans certains esprit nourrit cette violence et quelque part lui donne une certaine légitimité.
    Il y a même des femmes à qui ont finit par faire croire qu'il est normal d'être tabassée par son mari, on parle de corriger sa femme...
    Ce genre de choses est inacceptable, il est important de se débarasser de ses idées pour doinner à la femme sa place et sa dignité dans la société.
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    MessageSujet: Re: Algérie: violence contre les femmes   Dim 6 Déc - 16:03

    Sekoura a écrit:
    L’analyse de Faïka Medjahed. Docteur responsable du service santé femmes à l’Institut national de santé publique


    Où en sommes-nous de l’élimination de la violence à l’égard des femmes en Algérie ?


    La violence à l’encontre des femmes (physiques, psychologiques, conjugales, homicides, harcèlement, agressions sexuelles, viols, etc.)a été enfin rendue visible grâce au travail inédit d’associations féministes, d’institutions et d’organisations qui, ensemble, ont appréhendé ces violences et ont révélé leur ampleur en Algérie.

    La réalisation de la première enquête algérienne transdisciplinaire et transinstitutionnelle menée en 2002 par l’Institut national de santé publique (INSP) sur les violences à l’encontre des femmes (rendu public le 25 novembre en 2005) a permis une prise de conscience sur la gravité des conséquences de ces violences sur la santé des femmes, des enfants, mais aussi sur les hommes. Cette étude qui a touché 9033 femmes victimes, qui se sont rendues dans les services de santé, les commissariats de police, les cours et tribunaux ou les centres d’écoute et d’accueil dans les 48 wilayas, indique que les femmes sont ciblées à tous les âges de leur vie, de 1 à 93 ans:

    • Les femmes mariées représentent environ la moitié des victimes (49%).
    • Plus du tiers desLes célibataires (36%) dont 1.5% qui sont mères.
    • Les femmes veuves ou divorcées représentent près de 15%.
    L’instruction de la femme ne la prémunit pas contre les violences;le travail à l’extérieur ou à l’intérieur non plus.

    • Le domicile est le lieu privilégié de toutes les violences. Plus de 50% des agressions déclarées sont survenues à domicile.
    • Les agressions sexuelles sont le plus souvent signalées dans les lieux publics.
    • Les agressions psychologiques et les harcèlements sont signalés sur les lieux de travail ou d’étude.
    Le mari est le premier agresseur, suivi d’un membre de la famille et les descendants. Les personnes ayant une
    autorité morale représentent 9,3% des cas.

    Trois types de violences ont été individualisés :

    • les agressions physiques – majoritaires, ellesreprésentent plus des trois quarts des agressions signalées (77%).
    • Les agressions psychologiques ne sont jamais signalées seules maisassociées aux agressions physiques ou sexuelles.
    • Les agressions sexuelles représentent 10% des violences subies.
    Les victimes qui sollicitent les structures de la justice et de la police sont des femmes âgées de 55 ans et plus, veuves ou divorcées qui demandent la protection de l’Etat.

    Les victimes qui sollicitent les centres d’écoute et d’accueil sont des femmes célibataires relativement jeunes.
    Les victimes qui sollicitent les structures de santé sont des femmes moyennement jeunes et mariées.

    Les recommandations de cette étude insistaient sur l’urgence pour tous les intervenants sur le terrain en
    charge des femmes victimes de violences de s’informer et se former à la prise en charge des femmes victimes de violences, rendre visibles ces violences, de ne plus les banaliser et surtout de ne leur trouver aucune excuse, offrir aux victimes et aux auteurs de violences un lieu d’écoute et de parole, collecter les statistiques pour connaître les différentes formes de violence, l’ampleur et les moyens de les prévenir, éduquer et sensibiliser les hommes et les enfants à bannir la violence ciblant les femmes, et les femmes à refuser d’être violentées,
    mener des études et recherches sur ce problème particulier, favoriser la collaboration entre les différents services, institutions et ONG nationales et internationales.

    Aujourd’hui, quatre ans après la diffusion des résultats de cette étude, on se rend bien compte qu’il est urgent de multiplier les études et les recherches non plus sur les violences à l’encontre des femmes, mais sur les causes fondamentales de ces agressions, à savoir celles qui sont liées au pouvoir, aux privilèges et au contrôle du corps des femmes par les hommes.
    C’est en interrogeant les causes et les origines des violences ciblant les femmes que nous dénouerons les conséquences directes sur la manière de prévenir ce fléau mondial afin d’accueillir, aider et accompagner les
    femmes victimes de violences, mais aussi les auteurs de ces agressions.

    Tout comme la définition même de la masculinité dans son rapport à la féminité, qui doit être toute entière ré-interrogée, pour faire changer nos représentations de la féminité et de la masculinité pour que le rapport à l’Autre soit un échange égalitaire et non plus un rapport de force qui implique toujours un rapport de violence.

    S’il est vrai que depuis quelque temps le problème des violences à l’encontre des femmes en Algérie est plus aisé à aborder, que des formations sont élaborées, des séminaires et rencontres scientifiques, des débats à la télévision et à la radio sont organisés pour dénoncer les violences ciblant les femmes, des amendements de lois ont été introduits, qu’il existe même un ministère chargé de la Condition féminine, chargé de fournir les
    moyens aux différents intervenants sur le terrain pour faire face à ce fléau, en revanche, les moyens dont disposent les pouvoirs publics et les associations de femmes pour lutter contre ces diverses formes de violence ne sont pas à la hauteur de la gravité de la situation et l’aide aux victimes présente de graves lacunes.


    D'après El watan du 20/11/09


    C'est bien de savoir qu'il y a des centres d'écoute, car du fait de mon travail, je reçois souvent des femmes victimes de violence surtout conjugale.
    Quand cette violence laisse des marques, c'est bon, je délivre un certificat et j'explique minutieusement la marche à suivre.
    Mais il y a des cas où je ne trouve pas de trace de cette violence, je ne peux donc pas délivrer de certificat, seulement je vois que le traumatisme psychologique est là, et ces stigmates sont parfois plus grave que ceux d'un traumatisme physiques. Dans ces cas je me sens impuissante et je ne trouve même pas où les orientés.
    Jusque-là, je les ai souvent orienté vers des psychologues, seulement , je trouve, qu'en Algérie, ils sont peu efficaces et très couteux.

    Est ce que je peux avoir le numéro ou l'adresse de ses centres d'écoute?
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    MessageSujet: Re: Algérie: violence contre les femmes   Dim 5 Déc - 15:13

    Je complète l'article sur la violence contre les femmes en Algerie par les résultats publiés par Balsam lors d'une enquête sur la violence à l'encontre des femmes en Algerie il est vrai que c'est important d'avoir recensé des cas et donné les statistiques pour mesurer l'ampleur de ce phénomène mais est ce que ces chiffres représentent le pourcentage réel des femmes battues en Algérie...???
    Pour moi ce sont des chiffres qui reflètent qu’une partie de l’iceberg pour ainsi dire une partie minime de l’ampleur de ce phénomène briser les tabous n’est pas chose facile dans une société où le poids des traditions pèse sur la femme …oser en parler dénoncer recourir à la justice n’est pas pour demain il m’est arrivé de rencontrer des femmes tout statut confondu( épouse sœur fille )qui subissent des violences en silence hésitent à en parler….. paralysées par la peur ou elles essayent de donner la parfaite image du succés social de crainte d’être livrées à elles mêmes au cas où il y’aurait dénonciation...
    certainement leur foi en la loi n’est pas forte ou ont-elles l’impression que leurs droits ne sont pas suffisamment protégés ???leur inquiétude découle de leur incertitude du lendemain... le problème est là il faut leur redonner confiance et leur offrir la protection dont elles ont besoin surtout si elles ne jouissent pas d’indépendance financière??il faut veiller que leur insertion dans la société ou au sein de leur famille se fait sans engendrer d'autres traumatismes ..
    les associations oeuvrent dans ce sens mais cela reste insuffisant
    Ces femmes dans leur malheur ne savent pas que leur silence contribue à accroitre le nombre de femmes victimes leur silence donne la possibilité à leur bourreau de mettre en œuvre sa lâcheté pour jouir du statut rajel (homme)
    Doit on leur endosser la responsabilité et les laisser pour compte ou leur offrir un climat de confiance pour les aider à s’exterioriser et mettre à nu leurs blessures profondes

    SAMEDI 6 NOVEMBRE 2010 ALGERIE ACTUALITES
    Centres d'écoute pour femmes battues en Algérie : "Les violences conjugales dominent"
    Le réseau "Balsam" vient de rendre publics les résultats d'une enquête sur les violences faites aux femmes en Algérie. Cette étude, initiée par le Centre d'information et de documentation sur les droits de l'enfant et de la femme (Ciddef), avec la collaboration du Fonds des Nations unies pour le développement des femmes (Unifem), a été achevée en juillet dernier. Elle porte sur 546 cas de violence recensés entre 2009 et 2010 par les 13 centres d'écoute du réseau Balsam : 4 centres à Alger, 2 centres à Oran, 2 centres à Constantine, 2 centres à Tizi Ouzou, 2 centres à Annaba et, enfin, 1 centre à Tébessa. L'enquête confirme le maintien des tendances et témoigne, si besoin est, du caractère transitoire de la société algérienne, encore prisonnière du système patriarcal, voire de la misogynie. L'analyse annuelle des appels montre, en effet, que dans 95% des cas des victimes de violence, l'homme en est l'auteur. Elle précise néanmoins que dans 65% des cas, les femmesmariées sont! les plus sujettes à la violence, principalement de leur mari (89% des victimes), alors que 23% des femmes célibataires sont battues par leur père (31% des cas), leurs frères (16%) et leur petit ami ou ex-petit ami (20%). Les violences psychologiques viennent en première position (86% des cas), suivies des agressions physiques (68%), puis des violences socioéconomiques (56%), juridiques (28%) et sexuelles (un tiers des plus jeunes femmes). Dans le tableau des agressions, les coups et blessures occupent la première place, dépassant les cas de séquestration, de strangulation, de tentatives de meurtre et de brûlures. L'agresseur se sert de sa main pour violenter la victime, dans 267 cas, use également de coups de pied (233 cas) et de coups de poing (90 cas). Mais, il arrive que l'auteur des violences utilise un couteau (26 cas), un bâton (11 cas), un outil de maison (5 cas) ou une arme à feu (1 seul cas recensé). Le réseau Balsam souligne que sur les 546 femmes ayant recouru a! ux centres d'écoute, la plupart d'entre elles résident à Alger! , Tizi Ouzou et Constantine. Il révèle également que 304 victimes, soit 72% des femmesrecensées, ont des enfants, dont 30 femmes mariées par "fatiha" et 110femmes divorcées. Les violences conjugales, et plus largement les violences de "l'amant", dominent, observe-t-on. D'autres éléments, parfois incomplets, sont exposés pour aider à la compréhension d'un phénomène qui vise la mise sous tutelle d'une partie de la population. C'est le cas notamment de la situation socioprofessionnelle des auteurs de violences : un quart des agresseurs est en situation de chômage. De plus, les femmes victimes de violences évoquent chez leur agresseur le problème de drogue (12% des cas) et la maladie mentale (18 cas). Un aspect saillant de l'étude a trait aux conséquences des violences sur les enfants, souvent témoins ou victimes de ce phénomène. Dans ce cadre, il est fait mention des effets psychologiques (93% des cas), des difficultés scolaires (34 %), de la violence (22%), de la malnutriti! on (12%), de l'absentéisme (11%), du vagabondage (7%), de la délinquance (3%) et du handicap (2%). Un autre point mérite d'être relevé, celui des "modalités d'information" des femmes violentées, puisqu'il permet à ces dernières de briser un tabou et de raconter les injustices dont elles sont victimes. Ainsi, le bouche-à-oreille, grâce à un ami, un parent, une connaissance ou un usager du centre d'écoute (231 cas), joue le rôle prédominant. L'impact des médias (radios, TV, Internet et journaux) n'est du reste pas négligeable (113 cas). Dans ses recommandations, le réseau Balsam insiste sur la pénalisation des "violences conjugales", ainsi que sur le renforcement du droit au logement "en cas de divorce ou de séparation". Il recommande en outre "une concertation périodique" des intervenants institutionnels et associatifs au niveau local, de même que la création de centres d'hébergement destinés aux femmes victimes de violence
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    MessageSujet: Re: Algérie: violence contre les femmes   Dim 5 Déc - 15:20

    Lou a écrit:


    Est ce que je peux avoir le numéro ou l'adresse de ses centres d'écoute?


    Mieux vaut tard que jamais je viens de voir le message je te fais parvenir les numéros de tel des differents centre d'écoute

    1-)SOS Femmes en Détresse est une est une "ONG à but humanitaire qui lutte pour les droits desfemmes", elle est située à Alger : service d'écoute, aide juridique, centre d'hébergement. "Lecentre accueille des femmes divorcées ou répudiées, les femmes victimes de violences, les mères célibataires, les cas sociaux , ainsi que des femmes victimes du terrorisme."
    Adresse : 1, avenue de l'indépendance BP 146 Ben Aknoun Alger
    Tél. : 021.92.99.22
    Fax : 021.92.96.19
    Email : sosfemmes@hotmail.com
    http://www.sos-femmesendetresse.org


    2-)centre d’écoute Balsam :-Alger 021 74 34 47
    -Tebessa 037 48 36 13 (droits des femmes )

    3-)Association Racheda :-Alger 021 82 53 54

    -Constantine 031 94 94 76

    J’ai vérifié pour voir si ces centres d’écoute sont opérationnels c’est bon …
    Je leur ai demandé de me donner quelques numéros de la région (est) pour faciliter le rapprochement des femmes victimes que tu rencontres dans l’exercise de ta fonction
    Ils m’ont donné tebessa et constantine
    Bonne contribution pour venir en aide à toute femme qui vu ses conditions n’a pu venir à bout de ses souffrances
    Qu’ALLAH t’assiste pour lui venir en aide


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    MessageSujet: Re: Algérie: violence contre les femmes   Ven 14 Jan - 16:55

    jasmin a écrit:
    Lou a écrit:


    Est ce que je peux avoir le numéro ou l'adresse de ses centres d'écoute?


    Mieux vaut tard que jamais je viens de voir le message je te fais parvenir les numéros de tel des differents centre d'écoute

    1-)SOS Femmes en Détresse est une est une "ONG à but humanitaire qui lutte pour les droits desfemmes", elle est située à Alger : service d'écoute, aide juridique, centre d'hébergement. "Lecentre accueille des femmes divorcées ou répudiées, les femmes victimes de violences, les mères célibataires, les cas sociaux , ainsi que des femmes victimes du terrorisme."
    Adresse : 1, avenue de l'indépendance BP 146 Ben Aknoun Alger
    Tél. : 021.92.99.22
    Fax : 021.92.96.19
    Email : sosfemmes@hotmail.com
    http://www.sos-femmesendetresse.org


    2-)centre d’écoute Balsam :-Alger 021 74 34 47
    -Tebessa 037 48 36 13 (droits des femmes )

    3-)Association Racheda :-Alger 021 82 53 54

    -Constantine 031 94 94 76

    J’ai vérifié pour voir si ces centres d’écoute sont opérationnels c’est bon …
    Je leur ai demandé de me donner quelques numéros de la région (est) pour faciliter le rapprochement des femmes victimes que tu rencontres dans l’exercise de ta fonction
    Ils m’ont donné tebessa et constantine
    Bonne contribution pour venir en aide à toute femme qui vu ses conditions n’a pu venir à bout de ses souffrances
    Qu’ALLAH t’assiste pour lui venir en aide




    Merci Jasmin pour ces numéros.

    Il est vraiment rassurant de savoir qu'il y a des centres d'écoutes à Tebessa, car j 'y suis originaire, et j'ai travailler là-bas au début de ma carrière, et je peut te confirmer que la violence atteint son paroxysme dans cette région (Khenchla, Oum El Bouagui et Tebessa).

    Seulement je ne peut pas être d'une grande utilité, et même si je suis toujours dans un complexe "mères enfants". Aujourd'huis, je m'occupe plutôt de la consultation pédiatrique et néonatalogique.
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    Algérie: violence contre les femmes

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