Tchiper Admin


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 | Sujet: Ministres corrompus? Dim 6 Sep - 0:51 | |
| | TSA a écrit: | [b]Les scandales impliquant des ministres se multiplient : les dirigeants algériens sont-ils au dessus de la loi?[/b]
Par hayet zitouni , le 02/09/2009
Les scandales et les révélations sur de prétendues malversations et abus de pouvoir dans lesquels seraient impliqués des ministres et de hauts cadres algériens font actuellement les choux gras d'une partie de la presse nationale. En moins de quinze jours, deux ministres, un ex-président de l'Assemblée populaire nationale (APN), ainsi qu'un ambassadeur sont nommément cités par des journaux pour avoir abusé de leurs fonctions afin d'obtenir des privilèges ou d'user de leurs statuts pour détourner de l'argent.
Ancien président de l'APN, Amar Saidani est accusé par l'hebdomadaire arabophone El Khabar Hebdo d'avoir détourné plus de 3000 milliards de centimes (300 millions d'euros) du programme de soutien à l'agriculture (FNDA) pour son profit personnel. Ce journal indique que M. Saïdani aurait acheté des biens en Espagne, à Paris et à Londres ainsi qu'une villa d'une valeur 25 milliards de centime à Hydra (Alger). Le même journal révèle par ailleurs que Said Barkat, actuel ministre de la Santé, aurait acheté à prix d'or, à l'époque où il officiait comme ministre de l'Agriculture, du matériel agricole d'Espagne. Il est également reproché au même ministre d'avoir détourné au profit de ses amis l'aide destinée aux petits paysans pour des montants se chiffrant à des dizaines de milliards de dinars.
Un autre ministre de l'actuel gouvernement, celui de la Solidarité nationale, Djamel Ould Abbés, est soupçonné d'avoir quant à lui acquis un hôtel à Paris. Last but not least, l'ambassadeur d'Algérie à Rabat, le général Larbi Belkheir, aurait, à en croire le journal El Khabar, bénéficié d'un crédit de 40 milliards de la part de la banque Al Baraka pour financer la minoterie dont il est actionnaire sans que le général ne présente des garanties suffisantes pour couvrir le crédit en question.
En dépit de leur gravité, ces révélations ne suscitent pour l'heure aucune réaction officielle. Le gouvernement adopte profil bas et la justice se montre peu prompte à se saisir de ces affaires pour ouvrir des informations judiciaires afin de mettre la lumière sur ces affaires. Pire, les responsables mis en cause par ces journaux se drapent dans un silence assourdissant.
Sommes-nous face au règne de l'Omerta et de l'impunité? Ces ministres et ces hauts responsables sont-ils au dessus de la loi? Bien sûr, tout individu demeure innocent jusqu'à preuve de sa culpabilité. Bien sûr encore ces révélations reste sujettes à caution, mais il n'en demeure pas moins que les institutions de la république se doivent de réagir. D'une manière ou d'une autre. D'abord pour faire éclater la vérité, ensuite parce que ces scandales ternissent davantage l'image de l'Etat algérien, déjà passablement écornée par d'autres affaires, celles de la faillite du groupe Khalifa pour ne citer que celle-là.
Alors qu'est-ce qui explique cette attitude de la part des responsables épinglés et de l'institution judiciaire ? Un fin connaisseur du sérail algérien avance une explication : « Le silence est la meilleure voie pour l'impunité ». « Répondre aux accusations, c'est prendre le risque de s'expliquer devant l'opinion publique. Se taire, c'est laisser courir la rumeur jusqu'à ce qu'elle se dégonfle.»
Un journaliste algérien avance deux autres explications. Selon lui, les dirigeants algériens jouissent d'une certaine impunité, sinon d'une sorte de protection de la part de la justice. « Le procès de l'affaire Khalifa, explique-t-il, illustre le degré d'impunité dont peuvent jouir des cadres et des responsables impliqués dans des affaires sales. Cités par des témoins pour avoir indûment bénéficié de largesses de la part du milliardaire algérien déchu ou pour être directement trompés dans la gestion douteuse dans ce scandale, de hauts cadres de l'Etat sont sortis indemnes de ce procès. »
Deuxième explication : Les dirigeants sont convaincus que la presse écrite n'a pas d'impact conséquent sur l'opinion publique. « Le tirage de l'ensemble des journaux édités en Algérie ne dépasse pas 2,4 millions d'exemplaires. Dans un pays qui compte 36 millions de personnes, l'effet de ces révélations est quasiment insignifiant pour la carrière des ces hauts dignitaires. »
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En tout cas, une chose est sûre, il n'y a pas de fumées sans feu. Je ne crois pas encore au journalisme d'investigation dans notre pays et le pavé jeté par El Khabar est un dossier remis dans quelques obscures officines au journaliste avec ordre d'en faire étalage. La pratique est courante dans la presse Algérienne. On se souvient encore de l'affaire Beloucif, révélée au grand jour sur les colonnes d'El-Watan. Le journaliste qui a donné le scoop s'était fait guider par la barbichette... _________________ Imagine Invité, there's no countries, It isnt hard to do, Nothing to kill or die for, And No religion too, Imagine Invité, all the people living life in peace... |
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